Petites Soeurs du Sacré Coeur

« Pars, quitte ton pays,
va sur les chemins du monde
à la rencontre de mes frères.
Je suis présent en chacun. »

A Tamanrasset

Dans de Sud algérien.

Le soleil se couche sur Tamanrasset.

Au cœur du Hoggar

« Avant que naissent les montagnes,
avant la naissance de la terre et du monde,
éternellement, tu es Dieu. (Psaume)

L’Assekrem, une forêt de pics, qui émerveillait Charles de Foucauld. Situé à 80 km. De Tamanrasset, c’est un lieu idéal pour un temps de désert.

« Ici, tous les silences du monde…
Le silence cogne à la porte du cœur,
Il révèle en nous des terres inconnues
Que nous n’avons jamais foulées. »
d’une petite soeur

La Saouinan, dans le Hoggar, dit »le Pic Foucauld. »

Une Petite Sœur passe quelques jours dans notre ermitage:

« L’Assekrem, une des plus belles solitudes, peut-être, pour vivre un temps de désert… la beauté, le silence, les grands espaces…
A mon arrivée rien de tout cela ! C’est une nature impitoyable qui m’a accueillie : des nuages assombrissent pics et aiguilles avec d’incessantes rafales de vent. L’ermitage, bâti sur le roc, résiste. J’y reste enfermée trois jours. Le vent fait aussi en moi son travail ; la solitude invite à taire les multiples bruits intérieurs, elle érode jusqu’à laisser paraître l’essentiel, alors le silence sonore de la création rejoint le murmure indicible du cœur. Le désert reste le lieu où l’homme ne maîtrise pas les forces de la nature : pour survivre, il doit consentir à s’enfuir.

Dans la lumière du soir, l’ouragan s’apaise ; le moula-moula, petit oiseau noir et blanc apparaît, lance son cri ; il me rappelle la colombe de Noë. Devant moi, dans cet univers minéral, s’élève une cathédrale de silence. Présence du crée qu rejoint la Présence dans le cœur en attente, notre vie pressentie à sa source. »

Le moula-moula, porteur de bonnes nouvelles.

L’ermitage des Petites sœurs au Hoggar.

Trois petites sœurs du Sacré-Cœur vivent à Tamanrasset. Leur fraternité est tout à côté de l’ermitage de Charles de Foucauld qui s’était installé là en 1905.Les petits frères et petites sœurs de Jésus y vivent aussi.
Quand les premières petites sœurs sont arrivées, il y avait seulement quelques maisons. La bourgade de 1952 est devenue aujourd’hui une ville de quatre vingt mille habitants, avec des structures d’urbanisation et des constructions toujours nouvelles, malgré la pénurie d’eau. Les gens sont rationnés et achètent l’eau à des citernes qu passent quotidiennement. Pour remplir les citernes, des puits et des forages sont creusés loin dans le désert…
Ces deux dernières années, il y a eu la venue de nombreux étrangers à ce désert ; des Algériens arrivés du Nord qui installent des boutiques, des jeunes Africains de tous les coins d’Afrique Noire en recherche de mieux être…

Tamanrasset est devenue cosmopolite, riche en diversité et le réseau d’amitié des petites sœurs s’est élargi. C’est tout cela qui fait l’objet de notre prière, où nous présentons à Dieu, ans la louange, l’intercession ou la silencieuse adoration, tout ce vécu, toutes les attentes profondes de chacun. Etre là, présentes à la Présence et durer simplement sous son Regard plein de tendresse pour chacun. »

Marie-Thérèse chez une voisine

Elle est depuis très longtemps à Tamanrasset et y a travaillé ; elle est maintenant en retraite.

Marie-Jo et Martine avec une amie.
Martine, en lien avec un centre de handicapés, travaille à la rééducation d’enfants, en allant dans leur famille.
Marie-Jo qui a vécu longtemps au Mali est en lien avec les Africains qui passent très nombreux à Tamanrasset
« Tu m’as donné des frères et des sœurs à aimer. »
Les visages sont le paysage d’un pays.

La chapelle de la fraternité à Tamanrasset

L’ermitage à Tamanrasset.
Charles de Foucauld, en 1905, avait construit une petite hutte où il s’était installé un peu à l’écart des gens, de l’autre côté de l’oued. Agrandi, réparé au cours du temps, il est maintenant entouré de maisons. Les petites sœurs aiment y prier.

Prier, c’est s’arracher aux flots des occupations et consentir à l’effort de remonter jusqu’à la source, donner à Dieu le temps de nous révéler à nous-mêmes et aux autres, notre vrai visage et vivre avec eux l’espérance.

« Si longue que soit une nuit d’hiver, le soleil la suit. » Proverbe touareg.

Dernières modifications : le 23/06/2004